Extension. Les Mesnuls, France, 2025 - chantier en cours

client: privé, nature des travaux: extension en bois d'un logement autonome, aménagement paysager, piscine et garage , surface habitable: 45 m², surface terrain : 1930 m², niveau : 1.

 

Cette nouvelle organisation s’articule autour de la terrasse et de la piscine, qui deviennent le cœur du projet et le lieu fédérateur de la vie domestique. Un passage couvert, conçu comme une pergola et prolongé sous la forme d’un auvent étiré, assure la liaison entre l’extension et le garage fermé. Ce dispositif architectural accompagne les circulations, filtre les vues et dissimule partiellement la piscine, renforçant l’intimité de cet espace extérieur.

Par cette composition, le projet convoque la figure de la maison à patio, où l’architecture organise le rapport entre bâti et paysage autour d’un vide central habité. Cette référence se prolonge dans un dialogue avec certaines maisons de l’après-guerre de Marcel Breuer dans lesquels la relation entre plan, horizontalité et paysage fonde la qualité spatiale.

L’extension et le garage fermé prolongent avec cohérence le langage constructif de la maison existante. Réalisés en ossature bois, ils reprennent le même bardage horizontal lasuré gris, assurant une continuité matérielle et architecturale entre l’existant et l’intervention. Le projet affirme ainsi une architecture de l’extension comme transformation spatiale globale, où l’ajout bâti devient l’occasion de redéfinir les relations entre maison, jardin et modes d’habiter

Implanté sur une parcelle dont le fond est inscrit dans une zone boisée classée, ce projet prend place dans un environnement paysager et bâti caractéristique de la région, composé d’anciennes bâtisses agricoles en pierre, de grandes demeures et de maisons de maître implantées au cœur de vastes jardins arborés.

Le site accueille déjà une maison contemporaine en ossature bois, développée sur deux niveaux, avec toitures-terrasses non accessibles. Cette maison s’inscrit avec sobriété dans son contexte grâce à une écriture constructive claire et une matérialité discrète : un bardage horizontal lasuré gris clair enveloppe le volume principal, tandis que le niveau bas, entièrement de plain-pied, se prolonge par une terrasse périphérique en bois exotique. Ce niveau accueille l’ensemble des espaces de vie de la famille, alors que l’étage partiel regroupe les espaces plus intimes, avec trois chambres et une salle de bains.

Le projet d’extension vient s’implanter de plain-pied sur la partie droite de la façade sud, en limite séparative. Par cette adjonction, le plan initial se transforme en une composition en « L », requalifiant profondément les usages extérieurs et redéfinissant la structure spatiale du jardin arrière. L’intervention ne se limite pas à une augmentation de surface : elle instaure une nouvelle intériorité paysagère, un espace protégé et recentré autour d’une centralité renouvelée.